Elle buvait trop. Elle frappait sa mère. Les juges de Versailles ont été confrontés à une scène dramatique de la vie d’une alcoolique de 33 ans.
Par François Desserre
Ce vendredi 16 décembre, le tribunal a de Versailles a été saisie d’une dramatique histoire. Celle d’une femme de 33 ans, buvant plus que de raison, et frappant sa mère.
Depuis combien de temps la maison familiale de Montesson a gardé le secret de ce quotidien toxique et violent ? Dans le dossier, cela dure depuis octobre 2021. Entre deux portes de la salle d’audience, on parle en années.
Elle traîne sa mère par les cheveux
Le 16 novembre, la police avait été appelée alors que Marianne venait de se disputer avec sa mère. Elle l’avait traînée au sol par les cheveux. Très en colère, imbibée de vodka, elle venait d’apprendre que la justice venait de lui interdire de rester chez ses parents. Le jour même. À cause de ses excès.
Lorsque les fonctionnaires étaient entrés, ils avaient été accueillis par des larmes. Et par un père qui maintenait sa fille pour l’empêcher d’exploser un peu plus. Le salon témoignait de sa violence, des dizaines d’objets jonchant le sol.
Le 18 novembre, Marianne avait été placée en détention provisoire, demandant un délai pour préparer sa défense.
« La prison, c’est vraiment un enfer », a-t-elle résumé de son expérience carcérale.
Le problème pour la justice est que la trentenaire n’en est pas à sa première.
Le 4 avril 2022, elle avait déjà écopé de 4 mois de sursis pour des violences sur sa mère. Puis 18 mois en novembre pour la même chose.
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« La cohabitation n’est plus possible. L’incarcération n’est pas une solution satisfaisante. Mais la souffrance de Marianne emporte tout sur son passage. Elle et ses parents voient la vie de manière diamétralement opposée. Il faut couper les ponts. Que l’un et les autres s’éloignent », plaide
Matthieu Kraif, avocat de la défense.
Les juges ont prononcé 10 mois de prison, sous bracelet électronique. La peine a été assortie d’une interdiction de contact avec les parents.
« Madame, vous sortez de prison ce soir. Si j’ai un conseil à vous donner : partez à Tours le plus rapidement possible ! », a insisté le juge.



